International

Marc Closset : “Je suis énormément satisfait”

12 novembre 2014

Revenons sur la performance de Lisa Lung au World Cadet Challenge. Pour cela, nous avons eu l’occasion d’interviewer Marc Closset. 
 
Une finale pour Lisa. J’imagine que tu es satisfait de sa prestation dans cette compétition ?
​​
Je suis énormément satisfait de la manière avec laquelle elle a joué, ainsi que de ​la combativité qu’elle a eue en quart de finale contre l’équipe Nord-américaine, rencontre dans laquelle elle remporte ses deux matchs sur le score de 3-2. Si elle avait perdu ses deux matchs, en tant que coach européen, j’aurais du la placer sur le banc pour la demi-finale, voire​ peut-être même pour la finale. En demi-finale, elle s’arrache face à une joueuse plus forte au classement mondial pour finalement s’imposer 3-2. En finale, c’est la même chose; elle gagne le match qu’il faut. Donc, au niveau de la combativité, il n’y a que de bonnes choses. Par contre, sur son niveau de jeu, elle peut mieux faire. Il y a avait un peu trop de déchets dans son jeu mais elle était quand même dans un championnat du monde c​adettes. Il y a du stress et ce n’est pas facile à gérer. 
 
Coacher une finale de championnats du monde, ça doit être magique ? 
 
Tout d’abord, il faut savoir que c’est unique que la fédération européenne demande à un belge de coacher l’équipe européenne. C’est une occasion en or pour un coach qui ne peut être refusée. Ma fédération l’a bien compris en me donnant congé, ce qui m’a permis d’y participer. 
 
C’est surtout l’après match qui était impressionnant. Battre l’Asie, ce n’est pas donné à tout le monde. Après notre victoire face à l’Asie, lorsque je reçois des coups de fil du président de l’ETTU Ronald Kramer ainsi que de Petr Korbel, c’est à ce moment-là que c’était impressionnant et que ça fait énormément plaisir. 
 
N’est-ce pas trop stressant de coacher une finale, surtout à 2-2 dans la rencontre ?
 
Grâce à ce que j’ai vécu en tant que joueur; les moments où j’étais sur le banc en 2001 à Osaka pour les championnats du monde et ​toutes les rencontres face à La Vilette Charleroi,​ font que j’ai déjà connu tout ce stress. De plus, contre l’Asie, notre équipe n’avait rien à perdre. Donc, oui il y avait un peu de stress au fur et à mesure de l’évolution du score mais c’était un stress positif avec beaucoup d’adrénaline. Mais j’adore ces sensations. 
 
Comment peux-tu expliquer que Lisa s’incline face à une joueuse qu’elle a battu en équipe ?
 
C’est très simple. En équipe, la joueuse d’Hong Kong a stressé lorsque la joueuse précédente, qui avait plus de 200 places de mieux que la russe qu’elle affrontait, a perdu le match juste avant le sien. Elle était donc stressée et tendue. En simple, sans stress, on a bien vu qu’elle a joué un cran au dessus. On retrouvera cette joueuse dans les prochaines années parce qu’elle a un jeu complet. 
 
Es-tu satisfait de la progression de Lisa ?
 
C’est simple. En février 2014, elle était 487ème au classement mondial. Neuf mois après, elle est 209ème mondiale, ce qui veut dire qu’elle a gagné 278 places. Je ne pense pas qu’une autre joueuse européenne ait fait un tel bond au classement mondial. Je suis donc hyper content. 
 
A coté de son classement, c’est un plaisir de l’entraî​ner. ​C’est une joueuse qui en veut. Elle a encore une grosse marge de progression. Elle participe à toutes les compétitions, même les plus dangereuses pour son classement et malgré ça, elle ne fait que gagner des places. 
TAGS

A lire également