Super division

Jean-Michel Saive : “Comme en 94, ce n’est plus possible”

26 septembre 2017

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Après le mauvais début pour le club du Logis Auderghem, Jean-Michel Saive répond à nos questions pour tenter de décrypter la situation. Avec deux défaites et un match nul, le club bruxellois est en crise. Jean-Michel Saive tempère.

 
 
“On savait, avant de jouer le premier match, qu’on n’avait plus une équipe pour jouer le titre. Cette saison, nous avons plutôt un rôle d’outsider. On a mal commencé la saison, c’est vrai, peut-être même très mal mais la situation n’est pas catastrophique. Nous venons récemment d’obtenir le match nul contre le club de l’Alpa, alors que nous étions menés 1-3.”
 
L’ancien numéro 1 mondial revient également sur les causes de ce début mouvementé.
 
Philippe est resté assez longtemps sans jouer et tout le monde sait également qu’il a d’autres responsabilités comme son poste d’échevin à la ville d’Ans et l’organisation de la prochaine coupe du monde dans moins d’un mois à Liège. Mais sa récente victoire face à Oleg Danchenko (même si c’était devenu un match sans enjeu) et sa victoire face à Kazeem Nasiru nous donnent de la confiance pour les prochaines rencontres. Thomas Lebreton est dans une mauvaise phase pour le moment. C’est le premier joueur de l’équipe. C’est une situation difficile pour lui et pour le club. Mais le championnat est encore loin d’être terminé.”
 
Le joueur du Logis Auderghem a également d’autres responsabilités, mais aussi quelques années de ping derrière lui.
 
“Pour ma part, j’ai également d’autres responsabilités. Il est clair qu’à (bientôt) 48 ans, je ne vais plus être le numéro un et tirer l’équipe comme j’ai pu le faire à certaines périodes dans le passé. Si on s’attend à ce que je joue comme en 94, ce n’est plus possible. Mais par contre, je trouve que mon niveau est plutôt bon par rapport au nombre d’heures passées à la table.”
 
Il revient également sur les objectifs du club bruxellois pour cette saison.
 
“Avec nos capacités, nous visons le top 5 pour le championnat mais nous allons peut-être miser davantage sur la coupe de Belgique.”
 
Quand on lui demande si ce n’est pas l’année de trop pour les frères Saive, Jean-Michel est catégorique.
 
“Si certains veulent dire que c’est l’année de trop, je n’ai pas de soucis avec cela. Mais sur les 17 000 affiliés que nous avons, il y a en a peut-être 16 990 qui aimeraient être à ma place, dans mon année de trop… A 48 ans, je suis toujours A6. Malgré mes problèmes physiques (à la cheville) et un emploi du temps chargé, je parviens à gagner des matchs et, ce qui est peut-être le plus important, je prends toujours du plaisir à la table. Pourquoi arrêter ?”
 
Avant de terminer l’interview, il nous fait part également d’une critique faite à son égard lors du déplacement dans son ancien club de La Villette et tente d’éclaircir la situation.
 
” Certains me reprochent aujourd’hui encore d’avoir quitté la Villette trop tôt. Ce que peu de gens savent, c’est qu’à l’époque, je n’étais plus payé depuis un moment mais je suis resté professionnel et j’ai continué à jouer pour le club. Pendant ces deux saisons, nous avons remporté 4 trophées mais il faut savoir que, aujourd’hui encore, on me doit toujours ces 2 années de mon contrat. Je voudrais donc poser cette question : combien de personnes continueraient-elles à travailler pendant deux ans sans être payées ?”
 
 
 
 
Photo : Gilles Dehérand
 
 
 
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